BAIGNADE-INTERDITE-2013
The HSCC Historic Superprix
Les équipages, pilotes d’un jour, venus de toutes part pour y participer, pour montrer leur joujou, parfois patiemment restauré, bichonné comme un tableau de maître, une œuvre d’art, se sont retrouvés sur les petites routes du Pas de Calais, sur les traces des célébres Rallye régionaux des années sixties et des années 80 .
Il y avait là quelques belles Anglaises, des Riley, cigares oblongs et pétaradants au ras du bitume, des Triumphs fringantes, autrefois reines des rallyes, des Morgan élégantes, quelques MG, voitures préférées des films d’espionnage, de délicates mini, bolides et cabriolets plus modestes offerts aux yeux curieux du public.
Ferrari au cheval cabré, Maserati, les Italiens sont aussi des rois de mécanique, carrossiers avertis et recherchés.
Et les Françaises, cachées ? Non resplendissantes, fières, car les R8 ou autres Alpines ont aussi une histoire à défendre, acquise sur les routes à la poursuite du chronomètre. Une histoire qui se poursuit, menée par des champions.
Toute cette flottille, 160 véhicules, s’en est allée en campagne, road-book en main. Il n’était pas nécessaire d’aller vite, mais de suivre scrupuleusement les instructions, au risque de se perdre en chemin. Là encore, des souvenirs, les virages de l’ancien rallye Cedico, les buttes et les chemins sinueux des contreforts du Boulonnais, théâtre de belles empoignades sur celui du Touquet.
Les plus heureuses furent les décapotables, pas à pareille fête depuis longtemps. Le retour sur le pavé airois était attendu, par une foule impatiente, les yeux émerveillés, les doigts prêts à caresser ces légendes de la route.
Ce fut comme pour un Grand Prix de F1, un rallye prestigieux, avec podium, lauriers pour les vainqueurs.
Pour tous, il s’agissait de rentrer à l’écurie, avec précaution. Car n’oublions pas qu’il s’agissait de mécaniques de précision que l’âge a parfois rendues capricieuses....











